Rendez-vous avec les truites normandes

Il y a des rendez-vous comme ceux-là qui ne se ratent pas. Le deuxième samedi de mars c’est l’ouverture de la truite. Comme chaque année, j’ai rendez-vous avec les petites normandes et aussi, et surtout, les copains. Je passerai les détails des préparatifs, du périple et de l’échauffement, enfin des retrouvailles…

Depuis quelques années, je me retrouve dans le groupe des « dormeurs » avec Pierrax et Jérôme. Nous l’assumons, le jour de l’ouverture, on aime prendre le temps. Il est peut-être plus de 9h30 quand nous arrivons au bord de l’eau. Ce n’est pas bien grave puisque dès les premières minutes la cueillette commence.

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Il semblerait que les truites sont en activité. Jérôme et moi avons même la chance de réaliser un doublé de jolis poissons. Pierrax est un peu loin pour immortaliser la scène. Ce n’est pas grave, il n’y a qu’à repêcher pour admirer de nouvelles robes, parfois étonnantes !

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Pour l’ouverture, voici quelques années que nous avons abandonné la pêche aux leurres pour le toc. Non pas que ce ne soit pas efficace, mais le toc nous permet de prendre le temps de pêcher ensemble, de savoir pleinement un trop rare moment de pêche en commun.

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En milieu de matinée, la pêche se corse. L’activité des truites a baissé. Il nous faut insister pour trouver la bonne dérive qui apporter notre ver au plus près du poisson. Ce matin, Pierrax a eu besoin d’un petit temps de réadaptation mais maintenant il a trouvé comment parler à ces dames!

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L’après-midi le brouillard s’est dissipé laissant place à un franc soleil. La rivière a baissé de quelques centimètres. Nous choisissons un parcours sans trop de pente offrant des plats courants un peu profonds. Les dernières prises que nous avions enregistrées le matin s’étaient produites uniquement sur ce type de faciès.

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Clairement, nous n’étions plus dans l »euphorie du début de matinée. Chaque poisson était le fruit de passages répétés, de profondeur de pêche ajustées en permanence.

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En moyenne, si les captures sont moins importantes que lors des ouvertures précédentes, la taille est significativement supérieure. Avec l’eau tendue, les truites ont la patate. Que du bonheur !

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Dimanche matin, il fait frais. Disons carrément froid ! La rivière a encore baissé et s’est éclaircie. Nous repartons sur des secteurs de plats courants. Et apparemment, nous avons bien fait notre choix puisque Jérôme prend un poisson dans les premières coulées.

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Enfin le soleil pointe son nez au dessus de la colline et commence à réchauffer l’atmosphère. C’est sans compter sur le vent de nord-est qui se lève également. Qu’à cela ne tienne, on est à la pêche et on est bien !

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Plus encore que la veille, il faut passer lentement, sans draguer, au plus profond des veines d’eau pour déclencher des touches. Bien que l’eau soit moins haute  nous alourdissons nos plombées pour améliorer la présentation. Et ça paie !

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Ainsi tout au long de la journée, nous continuons à prendre de jolis poissons.

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Lundi et mardi, changement de décor. Les plus acharnés (et disponibles) de la joyeuse bande se retrouvent chez Gaël pour l’after, ambiance Street toc Fishing.

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La pêche sur la Touques est bien différente de celle des cours d’eau de Suisse normande. Les poissons de cette rivière calcaire très riche sont sélectifs. Ils ne supportent pas les approximations. Les présentations doivent être correctes pour déclencher les touches. Autant dire de ces deux journées sur la Touques sont excellentes pour se remettre à niveau dès le début de saison.

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Le charme de la Touques, c’est aussi la surprise au ferrage. Parfois c’est une fario, parfois, une truite à la livrée bien plus argentée. Le smolt va bientôt dévaler pour aller s’engraisser en mer. Peut-être nous recroiserons-nous un jour petit smolt !

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Parfois c’est aussi un ombre. Ceux de la Touques sont justes énormes !

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Cette seizième édition du rendez-vous en terres normandes s’achève. La saison commence…


Nouveautés Gunki 2016

Voici 2016, et comme chaque nouvelles années, son lot de nouveautés. Chez Gunki, elles viennent compléter une gamme déjà très étoffée à destination des pêcheurs de carnassiers et de truite. Cette année, il y en a pour tous les goûts qu’on soit gratteur urbain ou traqueur de grosses bêtes !

Pour vous faire votre idée, voici le catalogue interactif 2016 :

couverture catalogue

Pour ma part, il y a un bon nombre de produits qui ont retenu mon attention et qui vont dorénavant faire partie de mon arsenal.

Pour commencer, ce sont sans hésiter les cannes de la série Iron T. Cette nouvelle gamme propose des cannes adaptées aux besoins techniques du moment : finesse, Baitcasting Finesse, brochets records. la gamme comprend 4 cannes finesse, 3 cannes shooting series et 3 cannes Pike Addict. J’ai eu un vrai coup de coeur pour la Shooting series 228 M. C’est une petite bombe capable d’expédier un petit stickbait à plus de 50m comme de ressentir la gratouille d’un sandre chipoteur. Dès que je l’ai eu en main, j’ai su que ce serait ma nouvelle compagne pour les pêches du bord !

Iron T

Côté leurre, il y a le Dogora 100 F, un shallow cranckait, évoluant dans 1 m d’eau. C’est une grosse bouchée destinée aux brochets maillés ! Pour moi qui aime pêcher au cranckbait, ce leurre est un vrai complément, qui vient combler un vide du marché. 6 coloris destinés au brochet dont ce magnifique Peacock. .

Dogora 100

Plus petits mais tout aussi complémentaire à la gamme existante, le Gamera HW. Le gamera est passé à la presse ! il a été aplati et a pris du poids pour tenir les veines d’eaux puissantes et pêcher creux. Disponible en taille 50 et 63, il offre des coloris et une finition bluffante à moins de 10€. Voici le Copper Trout en 63 et le stripe gold en 50, je les ai adopté.

Gamera HW

Cette année, Gunki propose également un nouveau spinnerbait, le Spinnaker. Décliné en 7, 14 et 21 gr, ce spinnerbait est une belle machine bien pensé et bien équilibré. Jupe volumineuse ligaturée, encoche pour trailer, même l’anneau de caoutchouc pour sécuriser l’épingle n’a pas été oublié.

spinnaker

Au rayon des leurres souples, le Clipper arrive en complètement du G’bump. Si le corps est similaire à celui du G’bump, la caudale est une faucille large et fine. Elle se met en mouvement rapidement et envoie des vibrations à très haute fréquence. En linéaire, en tractio, sous plombé ou surplombé : ça pêche tout le temps ! Et comme il est décliné de 8 à 20 cm, il y en a pour toutes les dents.

Clipper

Le Grubby shad a subi quelques transformations pour s’offrir en version pré-plombé. « Lancer, ramener, ferrez, le Grubby s’occupe du reste ! » Tout en gardant sa caudale et sa silhouette singulère,  il a été affiné et équipé d’un lest positionné bas sur le corps. Ainsi il n’a pas tendance à remonter lors de la récupération : idéalement conçu pour la pêche en linéaire. On le retrouve en 3 tailles : 9 cm et 15 gr, 13 cm et 37 gr, 17 cm et 67 gr. C’est certain, je vais vous reparler du Grubby free cette saison !

Grubby free

Terminons par les petites douceurs. Dans la gamme Think finess game ont fait carrément dans la sucrerie avec le Kiddy et le Whiz, un finesse et un shad . La finesse de leur silhouette couplé avec un gomme très tonique offre des leurres réactifs à souhait. Ils se déclinent en 3 tailles de 5 à 10 cm.

Whiz

 

Les Tipsy sont de vrais petits bonbons avec leur 3.8 cm, déclinés en queue bifide ou typée shad. Les perches et les truites vont les avaler comme des dragibus !

Tipsy

Le week-end du 15, 16 et 17 janvier je serai présent au Carrefour National de la Pêche à Clermont Ferrand sur le stand Gunki (n°124) pour vous faire découvrir toutes les nouveautés Gunki. Venez nous rendre visite.

 


L’histoire des 3 brochets records

La capture d’un gros brochet est en soi un événement pour une grande majorité d’entre nous. Voir ses précédents records s’envoler l’est bien plus encore. Quand cela se produit trois fois dans une même journée, on frôle le délit de fabulation halieutique. C’est pourtant l’aventure que Ben, Julien et moi venons de vivre.

Quatre ! Oui, quart ! C’est le nombre de lancers qu’il aura fallu attendre pour exploser mon précédent record. Je n’en reviens toujours pas.Au quatrième lancer donc, je ressens une touche nette. Alors que je suis pas vraiment encore dans la pêche, je ferre d’instinct. Directement le frein rend du fil. « Ah non, le frein était trop mou. Le ferrage n’est pas bon. Je vais me faire avoir« .  Pour compenser, je mouline vite et pompe très fort pour mettre en compression le nerf de ma Shigeki C 230 XXXH. Je le tiens enfin. « Epuisette, s’il te plait Ben« . Mon voisin me voyant maîtriser la situation ne percute pas tout de suite. « Il tire le bateau » lance Julien. Le frein ne donne rien, il ne devait pas être si desserré que ça ! Le poisson tourne et monte en surface. Rien à voir avec le 112 de mardi, il s’agit bien d’une autre catégorie. Mes potes sont médusés. L’épuisette n’est pas encore prête. Ils s’échauffent. Serein, je laisse la poutre replonger et sonder le temps que sur le bateau on soit prêt à l’accueillir. Alors 3 tours de manivelle, je remet la canne en compression et attend qu’elle fasse son oeuvre. Le brochet réapparaît rapidement. Il s’immobilise et Ben réalise une mise à l’épuisette parfaite. Il est pris. Je suis fou de joie.

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Pas de doute : c’est un vrai gros,une vieux poisson avec une tête énorme et de grandes nageoires. Il mesure 1.21 m.

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La rapidité du combat lui assure de repartir dans les meilleures conditions. Tout juste le temps d’une dernière photo avant qu’il ne disparaisse.

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Voici moins d’une demi-heure que nous pêchons. Que demander de plus ? Je fais une pause le temps de me remettre de toutes ces émotions que j’ai retenu jusqu’alors. Mes compagnons reprennent la pêche plus remontés que jamais. Je n’attend plus qu’une chose : qu’ils prennent leur cartouche ! Rien ne se passe pendant un long moment. Plus d’une heure certainement. Puis, Ben fait monter au bateau un poisson qui en ce jour parait petit. Puis c’est le tour de Julien d’en manquer un autre calibré à 75-80. Puis plus rien pendant de longues heures. Sur le bateau, le moral s’émousse. Les gros leurres deviennent plus pénibles à lancer. Ce n’est pas le moment de flancher. Il faut garder le cap.

Je ressens un blocage net. Cette sensation induit immédiatement un ferrage puissant. La canne se cintre. Je ressens un gros coup de tête…puis plus rien. Après le précédent combat, j’avais resserré mon frein et surtout je n’avais pas refait mes noeuds. La sanction est irrévocable : c’est la casse ! Le 53/100 de tête de ligne a cédé à la jonction avec le 100/100. Un sentiment d’impuissance se mêle à la culpabilité. « Héros un instant, zéro le suivant ! » C’était vraiment puissant à l’autre bout de la ligne. Je viens de passer à côté de quelque chose.

La traque reprend de plus belle. Julien, usé par les gros leurres et l’absence de touche, choisit de pêcher un peu plus léger (tout est relatif !). Après quelques lancers, je le vois ferrer. Sa canne se plie jusqu’à toucher l’eau. ça y est, il est pendu. Mais non, il casse. Non, il se fait couper…le fluoro 60/100 qui lui faisait office de bas de ligne. En début de partie de pêche, il voulait changer de bas de ligne. Je l’avais invité à prendre du 100/100 dans mon sac. Puis il était passé à autre chose. La sanction est irrévocable !

Pas démonté, Julien reprend son gros combo. Quelques lancers plus tard, nouvelle touche ! Après le ferrage, il se retrouve canne haute avec un poisson qui revient vers lui. « Couche ta canne, mouline, vite, vite ! » Trop tard, le brochet, plus qu’honorable, arrive en surface et secoue la gueule pour se libérer. La sanction est irrévocable !

Le soleil de cette dernière journée d’été, commence à décliner. J’ai une intuition ! On change de poste. A l’arrivée, Julien ne fait pas beaucoup de lancers avant de ressentir à nouveau une touche. Son ferrage est efficace, la canne bien placée. Cette fois-ci c’est bon, il tient son gros. Bien que le brochet cherche à s’imposer, Julien reste maître de la situation. Ben une fois de plus assure une mise à l’épuisette sans faille. Julien tient sa première poutre. Il est tout ému par cette grande dame. 111 cm, on est bien loin de son précédent record, un 89 qu’il avait déjà pris avec moi il y a quelques années.

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C’est au tour de Ben maintenant ! Mais Ben qui n’a fait bouger qu’un poisson depuis ce matin perd espoir. En d’autres termes, il est en train de faire un bad trip ! ça fait des années qu’il court après sa poutre. Il en a décroché, cassé, raté. Tant de poutres autour de lui, pourquoi pas lui ? C’est frustrant ! A l’écouter, après cette partie de pêche, il allait tout revendre pour se consacrer à autre chose ! Du temps s’écoule. Pour terminer la journée, Julien et moi avons dans l’idée de rechercher les percidés. « Non ! Moi, je reste au big bait jusqu’à en avoir fait un » : Ben venait de retrouver son attitude gagnante. Il ne fallu alors pas longtemps avant qu’il ne ferre enfin. ça vient facilement, ce n’est pas la poutre espérée. Le poisson dépasse les 80 cm mais Ben ne se donne même pas la peine de le monter au bateau. Il ne fait pas la maille du jour.

En fin de journée, alors concentré à gratter minutieusement le fond avec mon petit grubby shad, je sursaute. Ben vient de ferrer ! ça a l’air joli ! Mais il n’exerce pas assez de pression sur sa canne. « Couche ta canne, mouline, met ta canne en compression » Ce n’était pas suffisant. La sanction est irrévocable, une fois de plus. Mais Ben relance. Et moins de 5 minutes plus tard, il se reprend une touche. Le ferrage est bien dosé. La canne plie jusqu’au talon. Je suis confiant. Un bras de fer se joue entre les deux protagonistes. Le pêcheur prend l’avantage et le brochet glisse dans l’épuisette. Ben est euphorique. Julien et moi sommes soulagés. Notre joie, jusqu’alors brimée par la gêne de l’infortune des compagnons, est alors totale. Après un 90 bien gras, cet hiver, Ben réalise enfin son rêve : prendre un métré. 107 cm c’est un beau coup de ligne qui clôture notre session magique.

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121, 111, 107 : 3 magnifiques poissons, 3 records qui tombent et 3 pêcheurs comblés. Je n’ai pas souvenir d’une journée de pêche aussi parfait. Mais au delà des centimètres, qui ne sont finalement que la pitance de notre narcissisme, l’intensité de cette journée se jauge en émotion partagée. Nous oublierons vite les moments de doute, de frustration, de colère intérieure. Nous garderons que chacun d’entre nous, sur le bateau, ce jour-là a pris le brochet de ses rêves. Il restera le souvenir d’un moment du satisfaction collective, si rare.

Pour autant qu’elle soit exceptionnelle pour chacun des personnages, cette histoire est somme toute banale. Des grands brochets, il y en a partout, tout du moins ici le long de la bande rhénane alsacienne. Leur traque est exclusive, exigeante, fatigante et souvent démoralisante. Mais la chance finit un jour par sourire à l’audace et à la persévérance.

 

 

 

 


Brochet record express

« Hero or zero » : c’est la règle de la traque des gros poissons en domaine public. Souvent on perd après des journées d’effort. Parfois on gagne en quelques instants. C’est ce qu’il vient de m’arriver.

Depuis quelques temps, je cherchais à sortir pêcher rapidement les soirs  pour profiter encore un peu de l’été. Mais je n’y parvenais pas. Enfin un créneau se libère, pas long 1h30,  pour aller faire un tour au port avec Ben. Le temps de comprendre que nous voulions aller pêcher le même spot nous y voilà. Machinalement, je m’approche de l’eau et je commence à pêcher. Mais au bout de quelques lancers, je ne le sens pas. C’est pas là que je veux pêcher. On marche quelques centaines de mètres. Ben s’arrête et pêche. Je fais un lancer. J’ai commence une intuition, ce n’est pas encore là. J’invite Ben à se déplacer encore un peu. Je ne sais plus si c’était au 1er ou au 3ème lancer , mais je ressens une touche nette, mais pas violente. Ferrage de circonstance, la canne est cintrée, c’est pendu !

Le poisson revient doucement vers moi en oblique. C’est difficile d’estimer sa taille. Rapidement il apparaît. Je tiens mon record sans aucun doute ! Arrivé à quelques mètres de moi il se stabilise et s’élance de tout son corps. Je l’avais vu venir le gaillard ! Je déjoue sa parade en couchant la canne. Sans crier gare, il entame un long rush. Ma Shigeki C230 XXXH travaille à merveille. Je suis confiant, elle va l’user ! En effet, après une bonne vingtaine de mètres, il s’arrête enfin. C’est à moi de reprendre l’avantage. Je pompe, ça vient. Difficilement, mais ça vient !De retour en bordure, c’est reparti pour une chandelle suivi d’un rush. Il n’y aura pas de troisième tour. J’utilise toute la puissance de ma canne pour déséquilibrer le poisson et l’empêcher de reprendre l’avantage. Le bras de fer dure encore comme ça quelques minutes. Puis rapidement, Ben le saisit. Le voilà !

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Maintenant la pression est retombée. Mes jambes jouent des castagnettes. Je suis heureux.

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Combien fait-il exactement ? 1.13 m. Je dépasse de 4 cm un record vieux de 7 ans.

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Combien d’heures de pêche, de suivis, de ferrages ratés, de décroches, de casses et de pleins de jolis poissons juste un peu plus petits, y a t’il eu entre ces deux poissons. Beaucoup ! Combien faudra’t-il attendre pour gagner quelques centimètres, franchir le prochain seuil ?

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Ce sera peut-être à mon prochain lancer…ou pas ! Mais je vais faire de mon mieux pour que ça arrive le plus vite possible !

 


D’Fish, partenaire de Peche TV premium

Il y a 4 ans peut-être, alors que j’animais un atelier montage de mouche au salon de l’Agriculture, un gars vient me voir et se présenter. C’était Paul Rouquette. Il avait en projet une Web TV pêche. Depuis l’homme a fait du chemin et Peche TV est devenu une référence en la matière.

Alors quand Paul m’a présenté son projet de Peche TV premium et m’a demandé d’en être partenaire, je n’ai pas hésité à le soutenir.

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Et surtout découvrez un max de vidéos de pêche dont les Tutos pêche de l’ami Gaël…Et ça c’est pas rien !

 

 

 

 


Un jour de vacances

Une fois n’est pas coutume, ce dimanche j’allais pêcher en mode vacances. Nicolas et moi étions les invités de Jonathan. Après des mois d’essais infructueux, nous avions enfin réussi à caler une date pour pêcher ensemble les grands brochets.

J’attendais cette journée avec impatience. J’allais enfin me retrouver sur un bateau  avec Jonathan Trudu. ça faisait un bon moment que nous échangions sans jamais pêcher ensemble, ça ne pouvait plus durer ! Nico étant de la partie, j’avais avec moi deux des meilleurs pêcheurs de gros brochets de la région (dusse leur modestie en souffrir) ! Et puis, c’est suffisamment rare pour que je l’apprécie, j’allais pouvoir me concentrer à 100% sur ma pêche le temps d’une journée. ça tombait bien car ce dimanche l’objectif était métré.

Nous sommes partis confiants et pas trop habillés avec le soleil matinal, mais une fois en pêche, il faisait frais. Déjà la veille, les prémisses de l’automne s’étaient fait sentir. On frissonnait et on tentait de nous réchauffer en lançant les parpaings qui nous servaient de leurres. ça ne faisait une demi-heur que nous péchions que j’ai senti mon gros swimbait se faire bousculer. Ce n’est pas très net, mais c’est suffisant pour déclencher un ferrage. Le poisson est pendu. A l’avant du bateau, Nico vient également de ferrer et c’est gros !  Nous voici tous les deux attelés ! Mais Nico perd finalement son fish. De mon côté, bridé par le nerf de la Shigeki 230 XXXH, le poisson apparaît enfin ! C’est un beau poisson pris sur le bout de la gueule. Est-il métré ? Pas sûr ! Jonathan l’engouffre dans sa gigantesque épuisette. Vérification sur la toise : il l’est !

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La journée commence bien. Je suis content. Et je n’ai plus froid ! Merci l’ami pour ce joli poisson.

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Par la suite, les touches tardent à venir ! Nous recherchons des zones actives. Chacun y va de ses valeurs sûres pour trouver la clé du succès. Mais apparemment le pic d’activité des gros poissons est passé et le prochain pas encore là ! En cranckant, un G’bump 20 cm perch, je ressent une petite touche au moment où le leurre entame son ascension vers le bateau. Un ferrage appuyé s’ensuit ! Le brochet monte assez vite. Il est nettement plus petit que le précédent. Il également piqué en bout de gueule par le triple ventral. Il finit par se décrocher alors que John le saisit pour la séance photo. Passons et reprenons la pêche. Jusqu’au moment de la pause repas, seul John, se reprend une touche inferrable !

L’après midi n’est pas meilleure. La fraîcheur se fait de plus en plus ressentir. Mais sur le bateau, la confiance demeure. Nous savons que dans cette traque des grands brochets, il suffit d’un instant pour passer du statut de zéro à celui de héros ! Ainsi nous continuons inlassablement à lancer et relancer nos gros leurres de l’espoir de ce moment de grâce ! Toujours sur le qui-vive, je ressent enfin une première petite touche derrière mon swimbait. Je ne ferre pas et continue la récupération. Quelques instants plus tard, l’attaque est franche et le ferrage bien assuré ! Le poisson pèse sur la canne. Il est vigoureux mais ce n’est pas le monstre espéré. Qu’à cela ne tienne une prise fait toujours plaisir.

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Le pic d’activité espéré n’aura finalement pas lieu. Les copains termineront le jour sans poisson. C’est dommage. C’est tellement plus marrant quand tout le monde fait du poisson. C’était une première, mais il y en aura d’autres des journées de vacances comme celle-là pour se rattraper et les attraper !

 


Corégonade en famille

Voici maintenant deux ans que mon père est à la retraite. Et malgré cela nous n’avions toujours pas trouvé un moment pour une partie de pêche. ça ne pouvait plus durer !

A l’occasion d’un séjour chez mes parents, avec l’aide de ma fille, j’avais élaborer un plan pour le faire venir à la pêche. Du haut de ses 4 ans, depuis plusieurs mois déjà, Charlotte me demandait pour venir pêcher en bateau. C’était dit nous irions à la pêche en bateau. Mamie n’était pas rassurée de savoir sa petite fille sur un bateau. La dite petite fille demanda : « Papy, tu viens à la pêche avec nous ? » Et papy se retrouva sur un bateau…

Une fois la petite équipe embarquée, nous faisons route vers un premier poste pas très éloigné de la mise à l’eau. Mes deux passagers, bien que novices, sont à l’aise. Arrivés sur le poste, les corégones apparaissent sur l’écran du sondeur. La pêche peut commencer. En moins de temps qu’il faut pour l’écrire, Charlotte est pendu à son premier corégone. Dans un premier temps, le lavaret monte, Charlotte mouline : tout va bien ! Puis le poisson redescend et là « ça tire fort papa ». Finalement c’est tout de même le poisson puis prend l’air et non l’inverse ! Charlotte est un peu surprise par tant de ferveur de la part d’un poisson, mais elle est joyeuse de voir un « gros » poisson sauter dans l’épuisette. Je ne vous cache de que je suis fier comme un pap…a !

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Assez d’émotion pour aujourd’hui ! Charlotte a maintenant un nouvel objectif : mettre les poissons à l’épuisette ! Elle n’a pas longtemps à attendre, les corégones montent au bateau à une bonne cadence ! Et après quelques petits réglages , notre guillie en herbe est opérationnelle !

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Au départ, mon père met un petit peu de temps à comprendre la pêche et à percevoir les touches. Mais après plusieurs ratés, il focalise son attention sur le scion et enfin concrétise. Sa petite fille est là pour lui épuiser son premier corégone. Nous sommes en train de vivre un moment précieux.

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Mon père a pris le coup et s’amuse maintenant comme un petit fou. Charlotte commence à trouver le temps long. Pour faire durer l’instant, j’attire son attention sur la « télé » ! Je lui explique les principes, lui fait voir quelques échos. Et tout naturellement aux passages suivants la gamine annonce : « Poisson. Attention, il monte, papy ! » Elle a tout compris !

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Ainsi nous pêchons encore quelques temps. Charlotte a une nouvelle mission : annoncer les poissons. Nous, on les ferre. On en monte. on en rate aussi. On rigole. Du coin de l’oeil, je regarde mon père. Il prend beaucoup de plaisir à pêcher. Je suis heureux.

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Le soir en repensant à cette partie de pêche, la douce mélodie de Perfect day de Lou Reed m’envahit.

Vivement la prochaine !

 


Chauds, les aspes du Rhin !

Les journées caniculaires de cet été ont suscité une irrésistible envie de fraîcheur. Dans cette atmosphère torride, qu’il est agréable le soir venu de filer sur l’eau à vive allure. L’été, c’est le moment des pêches fun et décontractées. On a sorti les leurres de surface et on a pris la direction le Rhin à la recherche de fraîcheur et d’adrénaline !

Tout a commencé un soir, fin juin. Nicolas, mon stagiaire, et moi n’avons pas plus d’une heure pour un coup de soir express. L’appel de l’aspe était trop fort ! ! Nous marchons un peu pour arriver à la bonne zone et rapidement Nico se prend une première attaque, ratée. Je tourne la tête pour regarder. Le Megallon 75 tiger wakasagi marque une pause et c’est l’attaque ! Puis un second calibré passe également dans l’épuisette.

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Nicolas commence à s’impatienter, d’autant que le temps file ! Après un lancer appuyé, son leurre se pose à distance, animation et c’est l’attaque foudroyante. Là, notre ami est pendu. Après avoir vendu chèrement sa peau, l’aspe se rend. Nicolas est aux anges : c’est son deuxième dépassant la barre des 70 !

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Un peu plus loin, on remarque de l’activité en surface. Ce ne sont pas des aspes, mais un gros bancs de brèmes qui marsouinent en surface. Qu’à cela ne tienne, je lance dans le tas ! Le leurre n’a pas fait 2 m que c’est l’attaque, courte une première fois, puis une seconde toujours courte. Le leurre glisse avant de reprendre son zig zg et là c’est la bonne. Le poisson est pendu. Les lancers suivants provoquent plusieurs attaques courtes. Avant la nuit nous courront vers une structure pour un dernier lancer ! Les leurres se posent, Nicolas est déjà attelé. Puis c’est à mon tour ! De la folie !

Thomas, lui, n’avait jamais pris d’aspe ! Après un séjour dans la région, il ne pouvait pas retourner en Normandie sans avoir goûté à cette spécialité locale ! Pêcheur de bar, Thomas trouve rapidement ses marques. Dans un contre-courant, à la lisière d’un herbier, un aspe jaillit sur son stickbait, mais ne se pique pas. « Continue ton animation ! Et attend de le sentir peser pour prendre le contact. » Thomas s’exécute. L’ombre est toujours dans le sillage du leurre. Encore un petite attaque manquée, puis c’est la bonne. Thomas tient son premier aspe.

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A l’arrière du bateau, Franck, l’oncle du jeune normand, a décidé de faire du nombre en troquant son stickbait pour un petit jerkbait. C’est moins fun que le topwater, mais ça ne manque pas d’efficacité !

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Puis il y a eu le tour de Christophe Maffezzoni, un ami du team Pezon et Michel. Lui non plus ne mit pas très longtemps à faire sa rencontre avec le grand blanc. Quelques centaines de mètres de dérives puis son stickbait s’est fait shooté en bordure. Il a commencé par un petit poisson d’environ 50 cm.

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Puis après une attaque plus sourde que la première, le poisson oppose une défense puissante dans le courant du fleuve. Ce n’est pas le même calibre.  Il tient un aspe du Rhin, un vrai ! A la tombée de la nuit, au dernier lancer, un poisson jaillit de l’eau et saisit le leurre façon grand blanc (le requin, bien sûr).  C’est ainsi que se clôture le bref mais intense passage de Christophe en Alsace.

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La meilleure sortie, c’est avec Ben et Nico que nous l’avons vécu. Il y avait déjà l’ambiance : un apéro sur l’eau, une pêche détendue et  le bon son de Cypress Hill en fond sonore. Les premières notes de Cock the hammer s’échappaient de l’enceinte. Nico entamait son premier lancer. Première animation, c’était déjà pendu. Nous sommes euphoriques. Le poisson est énergique et lance plusieurs gros rush avant de se rendre. ça commence bien.

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La dérive continue. Les attaques s’enchaînent, parfois brutales, parfois fugaces mais souvent sans suite. Les aspes jouent avec nos leurres et nos nerfs. Mais régulièrement, plus énervé que les autres, un poisson se saisit de notre leurre. Ce sont pour la plupart des petits calibrés aux alentours de 50 cm se laissent duper.

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C’est sans compter sur l’homme du jour, Nico, qui se prend une attaque monumentale à la lisière d’un herbier. Pas de doute c’est du lourd ! Le poisson tient le courant et c’est après de longues minutes que nous voyons apparaître une silhouette massive et sombre. Enfin le poisson glisse dans l’épuisette. Il mesure 72 cm. C’est un super coup de ligne !

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Enfin, quand la conduite de la dérive du bateau m’en ai laissé le temps, j’en ai aussi pris quelques-uns !

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Finalement, on s’est bien amusé cet été à pêcher les aspes. Vivement qu’on recommence.

 

 

 

 

 

 

 


La pêche un jeu d’enfant sur France 3

L’an passé lors d’une animation Street Fishing dans Strasbourg avec un groupe de jeunes, j’avais fait la rencontre de Claire Peyrault, une journaliste et présentatrice de France 3 Alsace , alors en reportage sur les quais. Enthousiasmée, elle m’avais promis de venir faire un reportage sur les ateliers pêche de la fédération. Promesse tenue, elle est venue à la rencontre de ma joyeuse bande de pêcheurs en herbe.

Peche

vidéo reportage APN France 3

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Corégone : la saison bat son plein à Pierre-Percée

Avec l’arrivée des beaux jours et les grosses éclosions printanières de chironomes, il était temps de prendre à nouveau le chemin du lac de Pierre-Percée. Ainsi les sorties et les accompagnements de ces dernières semaines ont été consacrés à la pêche du corégone.

La saison a débuté avec Nicolas. Nous avons rapidement trouvé les poissons actifs et de bonnes gambes. Pour le ferrage, ça a été une autre histoire ! Il nous a fallu une petite série de loupés avant de retrouver le geste sûr. Mais après les choses sont rentrés dans l’ordre et les poissons au bateau.

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Après quelques heures de pêche, nous sommes agréablement surpris par la taille de poissons. La moyenne se situe aux alentours de 33 cm alors que généralement sur ce lac, elle oscille autour de la taille légale de 30 cm. Et comme d’habitude, de plus jolis poissons viennent ponctuer la journée de pêche.

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Par la suite, je me suis retrouvé un peu seul. ça a été pour moi l’occasion de prendre réellement en main d’Onix 10 SI Cross touch et le logiciel Autochart qui viennent cette année compléter mon arsenal.

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Avec l’Autochart live, une création de cartes bathymétriques en temps réel disponible sur les sondeurs Onix, la recherche des corégones devient un jeu d’enfant. Par exemple, sur l’image ci-dessous, après avoir réalisé plusieurs passages sur la zone pour créer ma carte, j’ai créé une zone de surbrillance (en vert) dans les profondeurs de 9 m (+ ou – 1m). Il ne reste qu’à naviguer dans la zone propice pour trouver des poissons actifs. Prochainement, je vous proposerai un article spécifique à l’utilisation d’Autochart et des Onix pour la pêche du corégone.

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Le résultat de ces nouvelles données disponibles ne s’est pas fait attendre. Les cannes ont pliés !

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Durant cette période, il y a eu des moments d’euphorie, où tout devient (trop) facile. Et des moments où les touches baissent et le doute s’installe. Parfois, il n’y a pas de doute : on a pas les bonnes mouches ! Sur la capture d’écran suivante, c’est net : le poisson vient de refuser la mouche !

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Dans ces moments-là, une collection de gambes fournies devient d’une grande utilité ! L’échec ou la réussite se jouent parfois à peu de choses : une taille d’hameçon, une couleur, un cerclage.

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Comme partout, à Pierre-Percée, le noir, le rouge sont des couleurs sûres. Mais avec ce satané poisson, il faut savoir sortir des sentiers battus. Ce matin-là, la DPC 28, une nymphe vernie camel et rose, remportait les suffrages pour de la gente corégonienne.

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Un cadre magnifique, des poissons en nombre, une pêche captivante : vivement la prochaine sortie corégone à Pierre-Percée !

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