Chauds, les aspes du Rhin !

Les journées caniculaires de cet été ont suscité une irrésistible envie de fraîcheur. Dans cette atmosphère torride, qu’il est agréable le soir venu de filer sur l’eau à vive allure. L’été, c’est le moment des pêches fun et décontractées. On a sorti les leurres de surface et on a pris la direction le Rhin à la recherche de fraîcheur et d’adrénaline !

Tout a commencé un soir, fin juin. Nicolas, mon stagiaire, et moi n’avons pas plus d’une heure pour un coup de soir express. L’appel de l’aspe était trop fort ! ! Nous marchons un peu pour arriver à la bonne zone et rapidement Nico se prend une première attaque, ratée. Je tourne la tête pour regarder. Le Megallon 75 tiger wakasagi marque une pause et c’est l’attaque ! Puis un second calibré passe également dans l’épuisette.

aspe2015 1

Nicolas commence à s’impatienter, d’autant que le temps file ! Après un lancer appuyé, son leurre se pose à distance, animation et c’est l’attaque foudroyante. Là, notre ami est pendu. Après avoir vendu chèrement sa peau, l’aspe se rend. Nicolas est aux anges : c’est son deuxième dépassant la barre des 70 !

aspe2015 2

Un peu plus loin, on remarque de l’activité en surface. Ce ne sont pas des aspes, mais un gros bancs de brèmes qui marsouinent en surface. Qu’à cela ne tienne, je lance dans le tas ! Le leurre n’a pas fait 2 m que c’est l’attaque, courte une première fois, puis une seconde toujours courte. Le leurre glisse avant de reprendre son zig zg et là c’est la bonne. Le poisson est pendu. Les lancers suivants provoquent plusieurs attaques courtes. Avant la nuit nous courront vers une structure pour un dernier lancer ! Les leurres se posent, Nicolas est déjà attelé. Puis c’est à mon tour ! De la folie !

Thomas, lui, n’avait jamais pris d’aspe ! Après un séjour dans la région, il ne pouvait pas retourner en Normandie sans avoir goûté à cette spécialité locale ! Pêcheur de bar, Thomas trouve rapidement ses marques. Dans un contre-courant, à la lisière d’un herbier, un aspe jaillit sur son stickbait, mais ne se pique pas. « Continue ton animation ! Et attend de le sentir peser pour prendre le contact. » Thomas s’exécute. L’ombre est toujours dans le sillage du leurre. Encore un petite attaque manquée, puis c’est la bonne. Thomas tient son premier aspe.

aspe2015 3

A l’arrière du bateau, Franck, l’oncle du jeune normand, a décidé de faire du nombre en troquant son stickbait pour un petit jerkbait. C’est moins fun que le topwater, mais ça ne manque pas d’efficacité !

aspe2015 4

Puis il y a eu le tour de Christophe Maffezzoni, un ami du team Pezon et Michel. Lui non plus ne mit pas très longtemps à faire sa rencontre avec le grand blanc. Quelques centaines de mètres de dérives puis son stickbait s’est fait shooté en bordure. Il a commencé par un petit poisson d’environ 50 cm.

aspe2015 5

Puis après une attaque plus sourde que la première, le poisson oppose une défense puissante dans le courant du fleuve. Ce n’est pas le même calibre.  Il tient un aspe du Rhin, un vrai ! A la tombée de la nuit, au dernier lancer, un poisson jaillit de l’eau et saisit le leurre façon grand blanc (le requin, bien sûr).  C’est ainsi que se clôture le bref mais intense passage de Christophe en Alsace.

aspe2015 6

La meilleure sortie, c’est avec Ben et Nico que nous l’avons vécu. Il y avait déjà l’ambiance : un apéro sur l’eau, une pêche détendue et  le bon son de Cypress Hill en fond sonore. Les premières notes de Cock the hammer s’échappaient de l’enceinte. Nico entamait son premier lancer. Première animation, c’était déjà pendu. Nous sommes euphoriques. Le poisson est énergique et lance plusieurs gros rush avant de se rendre. ça commence bien.

aspe2015 7

La dérive continue. Les attaques s’enchaînent, parfois brutales, parfois fugaces mais souvent sans suite. Les aspes jouent avec nos leurres et nos nerfs. Mais régulièrement, plus énervé que les autres, un poisson se saisit de notre leurre. Ce sont pour la plupart des petits calibrés aux alentours de 50 cm se laissent duper.

aspe2015 8

C’est sans compter sur l’homme du jour, Nico, qui se prend une attaque monumentale à la lisière d’un herbier. Pas de doute c’est du lourd ! Le poisson tient le courant et c’est après de longues minutes que nous voyons apparaître une silhouette massive et sombre. Enfin le poisson glisse dans l’épuisette. Il mesure 72 cm. C’est un super coup de ligne !

aspe 2015 9

Enfin, quand la conduite de la dérive du bateau m’en ai laissé le temps, j’en ai aussi pris quelques-uns !

aspe2015 10

Finalement, on s’est bien amusé cet été à pêcher les aspes. Vivement qu’on recommence.

 

 

 

 

 

 

 


(Next Post) »