Cure en Seine – jour 1

Un peu comme les tamalous qui se rendent dans les villes thermales, chaque année entre la Toussaint et le 11 novembre, je programme une cure sur la Seine. L’eau n’y est peut être pas aussi pure, mais c’est bien mieux pour ce que je vais y chercher : les sandres. N’ayant pas vraiment les conditions optimales pour progresser dans la région, je profite de cette virée annuelle pour, petit à petit, tenter de cerner un peu mieux ce poisson.

Dès le départ, je sais que cette année encore ça ne va pas être l’orgie. Les jours précédents, les copains n’ont pas fait de pêches mirobolantes. Mais qu’importe ça ne sera pas pire que l’an passé où la loi de Murphy s’était abattu sur notre séjour !

Premier jour : Nous commençons en terrain connu avec Pierrax. Gaël est venu nous accompagner en attendant son transfert plus tard sur le « petit vert » de Gigi. On commence en linéaire pour prendre la température. Les brèmes nombreuses sur le poste nous font des farces, mais il faut attendre un peu pour ressentir la première vraie touche. « Boom » : c’est pour moi ! Elle intervient à la descente, peu après l’impact du leurre. Je suis surpris. Je la foire. ça commence ! Un peu après, Gaël me rappelle que dans la pêche du sandre, il faut s’attendre à tout et savoir réagir en conséquence. Un coquin, qui s’était contenté de ramasser le leurre sur le fond, fait moins le malin au beau de la canne de cet alerte normand. Les scores sont ouverts !

photo 3 (1)

Nous prospectons maintenant le poste en verticale. Bien que je la pratique assez peu, cette technique me fascine. Du néant surgit la touche : la sensation est décuplée. Gaël prend une première touche timide sur la dérive. Peu après, c’est à mon tour. Mais nos ferrages restent vains. C’est finalement Pierrax, en troisième position qui décroche la timbale avec un finesse : une bonne sacoche bien franche comme on les aime !

Seine 2014 1

Taxi Gigi arrive pour embarquer son passager, ce qui fait une barque de plus sur le bief. En ce week-end de pont, il y a affluence. Les spots les plus évidents sont pris d’assaut. Nous passons un bon moment à trouver une nouvelle zone un tant soit peu active. En fin de matinée, nous ressentons à nouveau des touches en pêchant en verticale, mais elles sont tellement fugaces que nous ne parvenons pas à concrétiser. Je me pose vraiment des questions sur la qualité de mes ferrages. A midi à l’heure du premier bilan, c’est un constat général : les poissons font des touches courtes.

Pendant que mon compère décide de s’offrir une petite sieste, je rattaque l’après-midi en linéaire avec une combinaison qui m’a déjà réussi sur le sandre : Roller gun 10 cm green apple, G’foot 15 gr et présentation aval. La touche ne se fait pas attendre et cette fois-ci le ferrage est opérant. Le voilà mon premier sandre de l’année !

Seine 2014 2

Le linéaire ne donnant plus d’autres touches, on passe en verticale. Et on reprend quelques touches timides que nous ne parvenons pas à ferrer. Pierrax décide de passer à une solution plus radicale. Il sort un plomb palette et ,quelques instants plus tard, un joli sandre. là encore pas de grosses touches, il s’était contenter de ramasser le poulpe sur le fond.

Seine 2014 3

Le reste de la journée se résume à une recherche de postes pour au final ressentir à nouveau quelques touches courtes sur la zone chaude du matin.

Pour une première journée, rien d’exceptionnel mais on a sauvé les meubles. Demain est un autre jour.


« (Previous Post)