Un jour de vacances

Une fois n’est pas coutume, ce dimanche j’allais pêcher en mode vacances. Nicolas et moi étions les invités de Jonathan. Après des mois d’essais infructueux, nous avions enfin réussi à caler une date pour pêcher ensemble les grands brochets.

J’attendais cette journée avec impatience. J’allais enfin me retrouver sur un bateau  avec Jonathan Trudu. ça faisait un bon moment que nous échangions sans jamais pêcher ensemble, ça ne pouvait plus durer ! Nico étant de la partie, j’avais avec moi deux des meilleurs pêcheurs de gros brochets de la région (dusse leur modestie en souffrir) ! Et puis, c’est suffisamment rare pour que je l’apprécie, j’allais pouvoir me concentrer à 100% sur ma pêche le temps d’une journée. ça tombait bien car ce dimanche l’objectif était métré.

Nous sommes partis confiants et pas trop habillés avec le soleil matinal, mais une fois en pêche, il faisait frais. Déjà la veille, les prémisses de l’automne s’étaient fait sentir. On frissonnait et on tentait de nous réchauffer en lançant les parpaings qui nous servaient de leurres. ça ne faisait une demi-heur que nous péchions que j’ai senti mon gros swimbait se faire bousculer. Ce n’est pas très net, mais c’est suffisant pour déclencher un ferrage. Le poisson est pendu. A l’avant du bateau, Nico vient également de ferrer et c’est gros !  Nous voici tous les deux attelés ! Mais Nico perd finalement son fish. De mon côté, bridé par le nerf de la Shigeki 230 XXXH, le poisson apparaît enfin ! C’est un beau poisson pris sur le bout de la gueule. Est-il métré ? Pas sûr ! Jonathan l’engouffre dans sa gigantesque épuisette. Vérification sur la toise : il l’est !

métré 1

La journée commence bien. Je suis content. Et je n’ai plus froid ! Merci l’ami pour ce joli poisson.

métré 2

Par la suite, les touches tardent à venir ! Nous recherchons des zones actives. Chacun y va de ses valeurs sûres pour trouver la clé du succès. Mais apparemment le pic d’activité des gros poissons est passé et le prochain pas encore là ! En cranckant, un G’bump 20 cm perch, je ressent une petite touche au moment où le leurre entame son ascension vers le bateau. Un ferrage appuyé s’ensuit ! Le brochet monte assez vite. Il est nettement plus petit que le précédent. Il également piqué en bout de gueule par le triple ventral. Il finit par se décrocher alors que John le saisit pour la séance photo. Passons et reprenons la pêche. Jusqu’au moment de la pause repas, seul John, se reprend une touche inferrable !

L’après midi n’est pas meilleure. La fraîcheur se fait de plus en plus ressentir. Mais sur le bateau, la confiance demeure. Nous savons que dans cette traque des grands brochets, il suffit d’un instant pour passer du statut de zéro à celui de héros ! Ainsi nous continuons inlassablement à lancer et relancer nos gros leurres de l’espoir de ce moment de grâce ! Toujours sur le qui-vive, je ressent enfin une première petite touche derrière mon swimbait. Je ne ferre pas et continue la récupération. Quelques instants plus tard, l’attaque est franche et le ferrage bien assuré ! Le poisson pèse sur la canne. Il est vigoureux mais ce n’est pas le monstre espéré. Qu’à cela ne tienne une prise fait toujours plaisir.

métré 3

Le pic d’activité espéré n’aura finalement pas lieu. Les copains termineront le jour sans poisson. C’est dommage. C’est tellement plus marrant quand tout le monde fait du poisson. C’était une première, mais il y en aura d’autres des journées de vacances comme celle-là pour se rattraper et les attraper !

 


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